PRO­GRAMME

Construc­tion d’une mai­son d’assistantes maternelles

LIEU

35140 Saint-Jean-sur-Coues­non

MAέTRISE D’OUVRAGE

Mai­rie de Rives-du-Couesnon

MAέTRISE D’ŒUVRE

Guillaume Len­fant ar­chi­tecte (man­da­taire), Le Scour ar­chi­tecte (as­so­cié), Le Fac­teur Ur­bain (concer­ta­tion), Im­pulse — Ener­gys (BE fluides CVC Elec SSI PV)

MIS­SIONS

Concer­ta­tion + mis­sion com­plète + sui­vi de chan­tier + OPC

SUR­FACES

188m² (SHAB)

COÛT TRA­VAUX

590 000 € HT — 708 000 € TTC

CA­LEN­DRIER

2024

MA­TÉ­RIAUX BIOSOURCÉS

Struc­ture : os­sa­ture bois
Cou­ver­ture : tôle on­du­lée la­quée de teinte blanche, mem­brane sur toi­ture ter­rasse,  po­ly­car­bo­nate pour par­tie jar­din d’hiver
Bar­dage : bar­dage bois en Dou­glas à claire-voie en par­tie basse et brut de sciage à re­cou­vre­ment en par­tie haute
Me­nui­se­ries ex­té­rieures : bois
Iso­la­tion : iso­la­tion pri­maire fibre de bois dans MOB et iso­la­tion se­con­daire Laine tex­tile (type Mé­tisse — Le Relais)

MAI­SON D’ASSISTANTES MA­TER­NELLES — SAINT-JEAN-SUR-COUESNON

Cette mai­son d’assistantes ma­ter­nelles ac­cueille 4 pro­fes­sion­nelles et jusqu’à 16 en­fants entre 0 et 3 ans. Réa­li­sée en concer­ta­tion avec les usa­gères, le pro­jet à mis l’accent sur des choix de construc­tion for­te­ment en­ga­gés sur le vo­let en­vi­ron­ne­men­tal et sa­ni­taire, et sur­tout, pen­sé comme ré­ver­sible du fait de la fluc­tua­tion démographique. 

Com­blant un ter­rain en­core dis­po­nible à l’entrée d’un lo­tis­se­ment pa­villon­naire, la MAM prend place à proxi­mi­té du centre-bourg et des équi­pe­ments édu­ca­tifs, spor­tifs et de loi­sirs. Bor­dée de haies bo­ca­gères et de che­min creux, la construc­tion s’implante en mi­lieu de par­celle afin de li­bé­rer des es­paces ex­té­rieurs pour les en­fants (jar­din en­her­bé au Sud, et po­ta­ger au Nord), et se mettre à dis­tance des ta­lus ar­bo­rés et des avoi­si­nants. Par sa forme com­pacte car­rée, elle se fond dans la masse des construc­tions pa­villon­naires voi­sines tout en se dé­ta­chant de la forme tra­di­tion­nelle des mai­sons individuelles. 

Com­po­sé de deux vo­lumes dis­tincts, le pre­mier, trai­té en toit ter­rasse, est vo­lon­tai­re­ment bas pour évi­ter l’effet de masque et de mas­si­vi­té. Il abrite les salles de sieste des en­fants, l’espace change, le bu­reau et les lo­caux sa­ni­taires et tech­niques. Le se­cond, en mo­no­pente, offre des vo­lumes gé­né­reux et aé­rés pour la salle com­mune et le jar­din d’hiver. La pente de toit est ca­li­brée pour gé­né­rer une pro­duc­tion d’énergie so­laire pho­to­vol­taïque uti­li­sée à l’échelle de la com­mune. Dans le pro­lon­ge­ment de ce vo­lume à faible pente, un jar­din d’hiver en po­ly­car­bo­nate trans­lu­cide si­gnale l’en­trée du bâ­ti­ment, et sert d’auvent pour ac­cueillir les en­fants et pa­rents. Uti­li­sable en toutes sai­sons, cet es­pace fait of­fice de seuil tam­pon et per­met une conti­nui­té douce entre les usages in­té­rieurs et ex­té­rieurs. Les dé­bords de toi­ture à l’ouest et au sud sont conçus pour se pro­té­ger de la sur­ex­po­si­tion so­laire et pro­lon­ger les jeux à cou­vert. Les ou­ver­tures basses et larges en bois sont des­si­nées comme de pe­tites niches pour of­frir des vues aux en­fants sur le pay­sage boi­sé en­vi­ron­nant. En re­vanche, les fe­nêtres fa­çade nord et est, plus ré­duites, s’adaptent aux pièces de sommeil.

Ac­com­pa­gnant les usa­gers dès l’entrée sur site, la clô­ture en bois à claire voie ajou­ré qui ceint le jar­din d’enfants, se fond avec le bar­dage du bâ­ti­ment par un jeu de glis­se­ment. Ce der­nier est trai­té en Dou­glas à claire-voie en par­tie basse et brut de sciage à re­cou­vre­ment en par­tie haute afin d’af­fi­ner les vo­lumes en jouant sur l’horizontalité. 

L’organisation spa­tiale in­té­rieure suit une marche en avant dans la­quelle la sé­pa­ra­tion entre es­pace re­ce­vant du pu­blic et es­pace fonc­tion­nel est ex­pli­cite : le par­cours des usa­gers est pro­gres­sif du jar­din d’hiver puis du hall d’entrée jusqu’à la pièce com­mune où l’enfant est ac­cueilli. Un meuble d’accueil, éga­le­ment es­pace de res­tau­ra­tion, cen­tra­lise la sur­veillance et li­mite l’accès tout en ar­ti­cu­lant la pièce par­ta­gée avec les es­paces plus in­times. Entre les deux, l’espace de change — buan­de­rie, est trai­té comme un tam­pon entre la pièce com­mune et les salles de sieste, tan­dis que le cou­loir, éclai­ré zé­ni­tha­le­ment, est épais­si afin d’op­ti­mi­ser le sto­ckage et des­ser­vir les es­paces de re­pos des enfants.

Cette mai­son d’assistantes ma­ter­nelles se veut être un bâ­ti­ment hy­bride, à mi-che­min entre l’échelle do­mes­tique et les usages d’un bâ­ti­ment pu­blic. L’organisation spa­tiale, pen­sée dès l’origine de ma­nière ré­ver­sible, pro­longe ain­si la vie du bâ­ti­ment en of­frant à l’avenir d’autres pro­grammes et usages possibles.

MAI­SON D’ASSISTANTES MA­TER­NELLES SAINT-JEAN-SUR-COUESNON